REVUE N° 95
La Ferrière

La Ferrière – Communauté des Montagnes – possède des archives particulièrement riches remontant au XVIe siècle. Elles ont servi de socle à ce numéro et permettent aujourd’hui d’évoquer non seulement les démêlés entre communes du Haut-Erguël, mais aussi de saluer les frères Gagnebin, deux savants ayant accueilli notamment Jean-Jacques Rousseau en leurs murs, et Jacques-Frédéric Houriet ( 1783-1830 ), un horloger génial surnommé « le père de la chronométrie suisse ». Dans la période contemporaine, ces archives ravivent le souvenir de la fabrique de pâtes alimentaires Alpina, disparue en 1977.

     
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  • Sommaire
  • Impressum
Henri Bärtschi, maire de La Ferrière Préface
Marcel S. Jacquat / Ulrich Moser Avant-propos
Marcel S. Jacquat / Ulrich Moser Informations générales
Ulrich Moser Bisbille en Erguël
Ulrich Moser Le notaire Jacot-dit-Guillarmod
Ulrich Moser Les Suédois à La Ferrière
Marcel S. Jacquat Au sujet du passage des Alliés à La Ferrière
Claude Jeanbourquin Les bornes
Claude Jeanbourquin Fragments d'histoire postale
Ulrich Moser Les archives de La Ferrière
Ulrich Moser Histoire de la fabrique de pâtes
Marcel S. Jacquat Les frères Gagnebin et La Ferrière
Jean-Marie Hotz Jacques-Frédéric Houriet
Ulrich Moser La Mutuelle horlogère
Marcel S. Jacquat Les pasteurs de La Ferrière
Philippe Wicht Henri Devain, troubadour jurassien
Empreintes du passé
176 pages  
Format 170 x 250 mm  
Nombreuses images couleurs et NB inédites
 ISSN 1015-7611
   
©Intervalles
N° 95  La Ferrière
Titre
Auteur
texte
Préface
Henri Bärtschi, maire de La Ferrière
Les armoiries de La Ferrière sont une création assez récente. Ce n’est qu’en 1913 que des projets ont été élaborés sur l’instigation du Service cantonal bernois des archives.
Puisque notre commune s’étend des rives secrètes du Doubs jusqu’au ciel immense de la Montagne du Droit, il était normal qu’on y place le bleu de la rivière et le rouge des majestueux couchers de soleil qui couronnent nos journées en apothéose. Mais pourquoi une tour, alors qu’il n’y a aucun édifice du moyen âge chez nous ? Pourquoi ces quelques feuilles éparses ? Finalement, on aurait aussi pu y placer quelques macaronis ou une pièce de chronomètre. Ouvrez cet ouvrage et vous y trouverez quelques réponses. Vous y rencontrerez aussi un pasteur hyperactif, un notaire paysan, un horloger de génie, sans oublier Henri Devain, l’aimable poète et musicien dont tous les Jurassiens ont au moins chanté un couplet. Et bien sûr, les célèbres frères Gagnebin dont Marcel Jacquat souligne le rayonnement européen de leurs activités.
Avant-propos
Marcel S. Jacquat / Ulrich Moser
Le travail de rangement, d’inventaire et de classement effectué durant plusieurs années par Ulrich Moser dans les archives de La Ferrière où il a enseigné durant 42 ans a ouvert un certain nombre de perspectives. Il semble que les autorités successives de ce village lié politiquement au vallon de Saint-Imier, géographiquement aux Franches-Montagnes, économiquement et scolairement au canton de Neuchâtel, ont conservé de manière très systématique toutes les pièces touchant à la vie administrative de leur commune. Le dépouillement de ce trésor a mis au jour quantité de documents, de faits historiques, d’anecdotes, répartis sur près de cinq siècles, allant de la Communauté des Montagnes de Saint-Imier à La Ferrière actuelle. Dignes d’être rappelés, ils sont aussi constitutifs de la grande histoire !
Informations générales
Marcel S. Jacquat / Ulrich Moser
Informations générales sur La Ferrière...
Bisbille en Erguël
Ulrich Moser
Le 23 mai 1761, la Communauté des Montagnes de Saint-Imier – c’était le nom officiel de la commune de La Ferrière – envoie une humble supplique au prince-évêque Joseph-Guillaume Rinck de Baldenstein.
Une supplique de plus de la part de cette communauté. Elle l’engagera dans une longue procédure qui durera six ans et dont la violence sera proportionnelle aux intérêts en cause. Le conflit remonte en fait aux origines mêmes de cette communauté. Les rancunes sont donc anciennes, les griefs mille fois répétés et le climat pourri par les rancœurs, les suspicions, les accusations et les invectives.
Le notaire Jacot-dit-Guillarmod
Ulrich Moser
Dans la bataille judiciaire qui a opposé la Communauté des Montagnes aux quatre autres communautés de la paroisse de Saint-Imier , le notaire Guillaume Jacot-dit-Guillarmod a joué un rôle primordial. Il était la tête pensante qui a porté les revendications de la Communauté des Montagnes auprès du seigneur d’Erguël et du prince-évêque. C’était une personnalité capable d’argumenter brillamment et, de plus, assez représentative de l’ambiguïté de la situation de maints communiers des Montagnes. Il semblait donc logique qu’on voulût discréditer un tel personnage...
Les Suédois à La Ferrière
Ulrich Moser
Au temps de la guerre de Trente ans , les Franches-Montagnes furent ravagées par la peste, une foule de Montagnards se réfugièrent à La Ferrière pour éviter le fléau. L’année suivante, l’armée suédoise envahissait la Montagne des Bois, tandis que ses habitants s’étaient réfugiés à La Ferrière. Les Suédois brûlèrent, pillèrent et enlevèrent tout ce qui était resté. C’est alors qu’on vit ces misérables soldats porter à La Ferrière ce qu’ils ne pouvaient manger ou emporter pour le vendre. La Ferrière fut bientôt une immense foire suivie de fêtes. Les Suédois y arrivaient avec les marchandises volées et les vendaient.
Au sujet du passage des Alliés à La Ferrière
Marcel S. Jacquat
Maire de La Ferrière de 1811 au 5 février 1847, Adolphe Gagnebin ( 1780-1886 ), cadet des petits-fils d’Abraham III, père d’Arsennie et Stéphanie, mariées à des frères Brandt-dit-Gruerin, eut à subir dans sa commune le passage des Alliés.
Voici ce qu’il écrit au sous-préfet par intérim Jacques Joseph Helg à Delémont, le 31 décembre 1813. Nous respectons l’orthographe originelle figurant sur la copie de la lettre contenue dans le registre R1 des archives de La Ferrière aux folios 77  et   78...

Texte d'Adolphe Gagnebin, présenté par Marcel S. Jacquat
Les bornes
Claude Jeanbourquin
La borne des Trois Evêchés
Cette borne est placée au milieu de la rivière, car jadis, c’est là que se rencontraient les évêchés de Bâle, Besançon et Lausanne. Le socle de la borne a été restauré en 1955.
Un intéressant sujet en photos sur les bornes délimitant les frontières de la Ferrière...
Fragments d'histoire postale
Claude Jeanbourquin
Un sujet tout en photos sur l'épopée postale de La Ferrière...
Images aimablement mises à disposition par M. Claude Jeanbourquin
Les archives de La Ferrière
Ulrich Moser
En automne 2006, quand j’ai commencé mon travail au classement des archives de La Ferrière, j’avais pour seule formation ma bonne connaissance de la commune et des événements politiques des 50 dernières années ainsi qu’un intérêt évident pour l’histoire.
Avec, quand même, quelques problèmes de mémoire. Et dans un travail qui a duré 6 ans, ce fut un inconvénient. J’ai donc dû tout apprendre et l’appui de M. Nicolas Barras, vice-directeur des Archives de l’Etat de Berne a été indis-
pensable.
Au local des archives, j’ai trouvé :
– des piles de 40 cm de papiers en vrac, occupant environ 6 mètres d’étagères, le tout couvrant tout le XIX e  siècle et la première moitié du XX e ;
– environ 60 cartons de documents, classés par année pour certains, et par matière pour d’autres, mais sans aucun répertoire ;
– une pile d’environ 40 cm d’affiches couvrant la période française et la période bernoise jusque vers les années 1870 ;
...
Histoire de la fabrique de pâtes
Ulrich Moser
Des générations d’écoliers ont appris à associer le nom de La Ferrière à sa fabrique de pâtes. En fait, cette fabrique n’a pas été construite pour ce genre de production.
Il faut revenir au début du XXe siècle. Constatant que leurs finances sont décidément bien maigres, les autorités communales entreprennent des démarches pour attirer un industriel à La Ferrière. Elles constituent une commission de développement chargée d’étudier la question. Les idées vont dans tous les sens : en plus des industries liées à l’horlogerie, on parle d’une fromagerie, d’une concasseuse de pierres, d’un moulin, d’une scierie, d’un atelier pour bûcher le bois, d’un autre travaillant le bois, d’une fabrique d’allumettes. L’introduction de l’électricité sera un précieux atout dans ces démarches. Nous sommes en septembre 1906.
Les frères Gagnebin et La Ferrière
Marcel S. Jacquat
« La famille Gagnebin est l’une des plus anciennes familles originaires de l’Evêché de Bâle. Au XV e    siècle déjà, ses représentants font partie, avec les nobles de Renan, des troupes de Messieurs de Bienne. Dès le XVI e   siècle, elle fournit des justiciers et des ambourgs ( gouverneurs ). Au cours de quatre siècles, elle donnera à l’Evêché de Bâle, puis au canton de Berne, un Grand Bailli, deux lieutenants baillivaux, vingt-quatre maires et gouverneurs de commune, onze magistrats de l’ordre judiciaire, sept pasteurs, ainsi qu’une vingtaine d’officiers, dont plusieurs au service de France. Mais elle s’illustrera surtout de plusieurs générations de médecins, botanistes, physiciens et graveurs de talent ».
C’est ainsi que Bernard Gagnebin ( 1941 ), présente les Gagnebin dans la première partie de son Histoire de la famille Gagnebin...
Jacques-Frédéric Houriet
Jean-Marie Hotz
La famille Houriet, une dynastie tournée vers l’horlogerie.
Originaire de Sonvilier, Jacob Houriet ( 1713-1783 ) est déjà un riche propriétaire foncier lorsqu’il hérite du domaine de La Chaux-d’Abel, vaste métairie avec deux maisons. Il est donc à juste titre considéré comme agriculteur et éleveur. Rien ne prouve qu’il exerça des activités horlogères comme certains le laissent entendre. Il fut par contre en contact avec de nombreux horlogers de la région et portait certainement un intérêt marqué pour cette activité en plein développement...
La Mutuelle horlogère
Ulrich Moser
Chaque année, une trentaine de joyeux drilles de tous âges se retrouvent pour partager un repas. Voilà une société où l’on ne chante pas, où l’on ne joue ni d’un instrument, ni au ballon. Qu’est-ce qui réunit ces messieurs avec une fidélité renouvelée depuis 127 ans ? On apprend alors qu’il s’agit de la « Mutuelle horlogère ». Horlogère ? Avec un aubergiste, un charpentier, un maçon, un employé de bureau et presque aucun horloger ? Cela mérite bien qu’on s’y attarde un peu.
Les pasteurs de La Ferrière
Marcel S. Jacquat
Depuis la Réformation, le village de La Ferrière, connu sous le nom de « Les Montagnes » avec les fermes environnantes, faisait partie de la paroisse de Saint-Imier ou Haute-Paroisse. Rattaché à celle de Renan en 1729, il fut érigé en paroisse autonome en 1861. La construction du temple eut lieu en 1864. En 1948, les protestants des Bois, district des Franches-Montagnes, sont rattachés à la paroisse de La Ferrière...
Henri Devain, troubadour jurassien
Philippe Wicht
La figure du poète Henri Devain est liée à La Ferrière puisqu’il y a été, de nombreuses années durant, instituteur. Il était donc normal, dans ces conditions, qu’un numéro de la revue Intervalles consacrée à cette localité lui accorde une place, celle que lui méritent ses nombreux talents. Dans le présent article, nous nous intéresserons uniquement au poète. Sa poésie est simple, directe, elle ne fréquente jamais les précipices. Elle n’offre ni métaphores vertigineuses ni rapprochements osés et se différencie des courants actuels de la poésie qui trouvent leur origine dans l’hermétisme de l’œuvre de Mallarmé et la révolte de Rimbaud. Le surréalisme a passé sans qu’il exerce la moindre influence sur Henri Devain. Chez lui, l’image coule, limpide, champêtre.
Empreintes du passé
Un article tout en photographies noir/blanc du temps passé...
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