REVUE N° 89
Tavannes

Tavannes a connu un âge d’or entre la fin du 19e siècle et la crise horlogère des années 1970. Elle s’y est enrichie de bâtiments dessinés par René Chapallaz et inspirés du Heimatstil et du Style sapin. Deux autres personnalités sont également mises en lumière, Daniel Henri Farron, qui fut précepteur de nobles familles en Russie, et Henri Sandoz, fondateur de la Tavannes Watch Co, l’entreprise qui a fait la prospérité de la localité. Le Centre culturel Le Royal est naturellement aussi évoqué. Des chevaliers de Tavannes à la Fête des saisons, le kaléidoscope est chatoyant.

     
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  • Sommaire
  • Impressum
René Koelliker Préface
René Koelliker Les pages de l'histoire
Francis Steulet Les nobles de Tavannes
Gino Guerne et René Koelliker La bourgeoisie de Tavannes
René Koelliker Un automne à Tavannes
Françoise Cartier Daniel Henri Farron, précepteur en Russie
Christine Gagnebin Tavannes-Schramberg: à bout de plumes
Pierre Zweiacker A l'heure de la « Watch »
Yann Rindlisbacher Développement urbain: les cartes, empreintes et repères d’histoire(s)
René Koelliker René Chapallaz, architecte de la Tavannes Watch Co
Ivan Vecchi Le Royal, « un établissement chic »
Olivier Guerne Les sociétés locales: de l'Echo de Pierre-Pertuis à la Fête des saisons
Format 170 x 250 mm
Nombre de pages 124
Illustrations Nombreuses illustrations N/B inédites
Conception graphique Hot’s Design Communication SA, Bienne
Impression Noir/blanc
©Intervalles
N° 89  Tavannes
Titre
Auteur
texte
Préface
René Koelliker
Si je vous dis Tavannes, vous me répondez : site archéologique du Pierre-Pertuis, « Journal de ma vie » du Pasteur Théophile Rémy Frêne, la fantastique aventure industrielle liée à la Tavannes Watch Co et bien sûr vous n’allez pas oublier le général Théophile Voirol. Et là je vous rétorque : et si on faisait connaissance avec de nouveaux citoyens de Tavannes ou avec de nouveaux événements ? C’est le regard que nous vous proposons dans le numéro d’Intervalles consacré à Tavannes que vous tenez entre vos mains.


Les pages de l'histoire
René Koelliker

L'histoire de Tavannes est très riche en événements et son développement économique, social et culturel passionnant. Un résumé de son histoire serait réducteur, raison pour laquelle nous invitons la lectrice ou le lecteur intéressé par la question de consulter les ouvrages très complets de Pierre Guerne et Jean-Paul Friat. Dans les lignes suivantes, nous vous proposons une grille de lecture de quelques événements et lieux qui permettent de contextualiser les divers articles publiés dans le numéro Intervalles que vous tenez entre vos mains.


Les nobles de Tavannes
Francis Steulet
Avant la Réforme, les évêques de Bâle peuvent conférer le droit de noblesse à certains sujets. Les nobles de Tavannes sont une puissante famille scindée en trois branches principales : Tavannes de la Tour, branche éteinte à la fin du 14e siècle, Tavannes Ouldriot, éteinte en 1546 et Tavannes Macabré, éteinte en 1549. Au 13e siècle, les Tavannes détenaient des droits dans de nombreuses propriétés dans les villages des environs du village de Tavannes. Les sceaux et armoiries des Tavannes étaient d’azur au cop d’or, crêté et barbé de gueules et rappellent les armoiries actuelles de la commune de Tavannes.


La bourgeoisie de Tavannes
Gino Guerne et René Koelliker
En Suisse, chaque citoyen à une commune d’origine, même s’il ne vit pas dans celle-ci ou que sa famille l’a quitté depuis de nombreuses générations.
Dans l’Ancien Evêché de Bâle, chaque commune était composée des bourgeois, enfant de bourgeois et ceux qui avaient acheté leur bourgeoisie. Les habitants étaient autorisés à vivre dans la commune, les résidents étaient tolérés et les étrangers n’avaient aucun droit. Les bourgeois possédaient tous les privilèges par rapport aux habitants. Les privilèges principaux étaient : toucher les gaubes ( part de bois attribuée ) et le droit de pâturage.


Un automne à Tavannes
René Koelliker
Au cours du 18e siècle, de nombreux artistes peintres européens séjournent en Suisse afin d’y découvrir les paysages et les coutumes de notre pays. Il en résulte une importante production de vues de la Suisse pittoresque et des paysages alpestres et jurassiens. En parcourant le « Journal de ma vie » écrit dès 1741 par Théophile Rémy Frêne, pasteur à Tavannes, et de deux aquarelles reproduites dans l'édition préparée par André Bandelier, nous avons fait connaissance d'un jeune peintre allemand de passage à Moutier et à Tavannes et dont le Pasteur Frêne nous décrit le séjour de manière précise.


Daniel Henri Farron, précepteur en Russie
Françoise Cartier
Histoire de Daniel Henri Farron « Le Russe » (1802-1870), écrite à Tavannes et terminée en mars 1869.
Résumé télégraphique composé par Françoise Cartier-Guerne, arrière arrière petite-fille de Daniel-Henri Farron, dans la perspective de retourner sur les traces de son aïeul.


Tavannes-Schramberg: à bout de plumes
Christine Gagnebin

Aperçu de la correspondance échangée entre Henri Sandoz, fondateur de la Tavannes Watch Co et son fils Charles, fondateur d'Essaime à Tavannes.
1907. La Tavannes Watch Co tourne à plein régime. 1'800 montres sortent chaque jour de ses ateliers. Un père, Henri, et son fils, Charles, échangent une correspondance, quasi quotidienne. Leurs lettres traduisent leurs préoccupations tant industrielles que personnelles, voire intimes. Tavannes a été modelé par ce père, il en a fait un centre industriel de renommée mondiale, rivalisant avec Watham, aux USA et Schramberg, en Allemagne. Schramberg, petite ville de la Forêt-Noire, où le fils, âgé de 28 ans, est allé parfaire sa formation de mécanicien auprès de la prestigieuse manufacture de montres Junghans.


A l'heure de la « Watch »
Pierre Zweiacker
Où se trouve l’horloge-mère de la Tavannes Watch Co ? Dieu seul le sait !
En effet, depuis bien des années, tout s’était arrêté en haut du clocheton de la «Watch» comme on disait à l’époque ! « C’est foutu, elle a pris la foudre et ça ne marchera plus jamais ! ».
Développement urbain: les cartes, empreintes et repères d’histoire(s)
Yann Rindlisbacher
Tavannes est un grand et superbe livre ouvert sur l’histoire des besoins d’échanges de l’homme, et par là, de l’évolution et du développement des axes et des infrastructures de communication. Ainsi, aux armées romaines de l’Empereur Marc-Aurèle qui aménagent le passage du Pierre-Pertuis (161 à 169) et à l’armée suisse mobilisée (1915) qui conforte, pour le trafic automobile, la route de diligences construite en 1745 par le prince-évêque, succèdent les troupes de chômeurs de la grande crise de 1931-1932 et les bataillons des compagnies de terrassements et de travaux publics pour la réalisation de l’Autoroute A 16.


René Chapallaz, architecte de la Tavannes Watch Co
René Koelliker
En 1905, la Tavannes Watch Co emploie plus de six cents ouvriers et figure parmi les plus grandes fabriques d’horlogerie de Suisse. Cofondateur de l’entreprise, Henri-Frédéric Sandoz (1851-1913), fort de ce succès, nourrit de grandes ambitions architecturales pour son entreprise et engage René Chapallaz (1881-1976), architecte établi à La Chaux-de-Fonds. La collaboration débute en automne 1905 et se termine en octobre 1907. En quelques mois, Chapallaz construit la villa de la famille Sandoz, un bureau d’architecture, un lotissement de maisons et une fabrique dont les éléments architecturaux et décoratifs sont largement influencés par le Heimatstil et le style sapin développé à l’Ecole d’art de La Chaux-de-Fonds.


Le Royal, « un établissement chic »
Ivan Vecchi
Transformé en centre culturel, le cinéma Royal à Tavannes vit depuis septembre 1999 une seconde jeunesse. Sa salle de projection de quelque nonante places, dotée du meilleur confort et des techniques les plus modernes, connaît le succès. Comme aussi le café-théâtre géré par un collectif. Un café-restaurant, une ludothèque, les bibliothèques des jeunes et d’adultes rassemblées et reconnues bibliothèque régionale, complètent cette infrastructure voulue par la Coopérative Le Royal, propriétaire de ce lieu aujourd’hui montré en exemple pour son fonctionnement et la qualité de sa restauration.


Les sociétés locales: de l'Echo de Pierre-Pertuis à la Fête des saisons
Olivier Guerne
A la suite de la Réforme, la discipline huguenote instaure le consistoire dans les communes protestantes. Il était chargé de la surveillance de la pratique religieuse, de la morale et des mœurs. La fête n'était pas toujours du goût des pratiquants et très fortement réglementée mais à ce sujet cédons la parole aux archives :
En février 1699, Marie et Suzanne, filles de Claudat Guerne, comparaissent devant le consistoire pour avoir dansé un jour de repos.
A partir de la seconde moitié du 19e siècle, les mœurs se libéralisent et la première association fondée vers 1854 par les célibataires de la commune, Société de garçons apporte un peu d'animations à la population. En 1859, la fondation de la société de musique Fanfare par Jules Farron dit le petit Russe, Emile Guerne, Lucien et Célestin Moeschler, Paul Imer et d'autres, ouvre la brèche et, en parallèle au développement industriel, une multitude de sociétés vont être fondées à Tavannes comme le montre le tableau ci-dessous.


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