REVUE N° 84
Sports et sportifs de la région

Après avoir publié plus de 80 numéros, Intervalles aborde un thème inédit dans ses colonnes. En recherchant un ancrage régional, notre revue présente ou rappelle la mémoire de sportifs jurassiens et biennois, qui ont défendu, souvent au-delà de nos frontières, une certaine notion de la ténacité. Nous donnons également la parole à de jeunes athlètes d'aujourd'hui, motivés avant tout par un pur idéalisme.

     
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  • Sommaire
  • Impressum
Francis Steulet Préface
Adolf Ogi Un monde meilleur grâce au sport
Francis Steulet Le développement des sports
L’escalade dans le Jura
Le saut à ski
Football, le roi des jeux
Christian Steulet Du football et de son reflet dans le miroir du spectacle
Francis Steulet Paul Hänni, Tavannes
René Chatelain, Saint-Imier
Le Club Athlétique Courtelary
Jean-Pierre Egger, La Neuveville
Cyclisme
Daniel Gisiger
Alphonse Baume, Mont-Crosin
Format 170 x 250 mm
Nombre de pages 96
Illustrations Nombreuses illustrations N/B inédites
Conception graphique Hot’s Design Communication SA, Bienne
Impression Ediprim SA, Bienne
©Intervalles
N° 84  Sports et sportifs de la région
Titre
Auteur
texte
Préface
Francis Steulet
Le sport, vecteur d’énergie
En 2008, la Suisse et l’Autriche étaient sous les feux d’une actualité planétaire. En terme de résonances, l’Eurofoot 08 fut le plus grand événement sportif jamais organisé sur sol helvétique. Les nostalgiques se rappelleront les Jeux olympiques d’hiver de 1928 (464 participants, 25 pays), et ceux de 1948 (8670 participants, 28 pays, 60 000 spectateurs), disputés tous deux à Saint-Moritz. Autres époques, autres vibrations !
On ne saurait passer sous silence le championnat du monde de football, disputé en Suisse en 1954. Il fut suivi par des centaines de milliers de spectateurs et eut un impact médiatique considérable, en partie grâce au résultat inattendu de la finale.
L’organisation de l’Eurofoot fut à la fois un défi et une invitation à réaliser ensemble un grand projet. Il est vrai que la pratique des sports a suscité de tout temps un engouement sans faille et des aventures hors du commun. Elle stimule le courage, apporte de la confiance en soi, et aide à acquérir des compétences sociales qui enrichissent en retour la vie personnelle.
Après avoir publié plus de 80 numéros, Intervalles s’inspire de ces événements et de leurs résonances pour aborder un sujet inédit dans ses colonnes. Nous ne prétendons pas le traiter exhaustivement, car il faudrait alors le considérer sous ses multiples facettes. Il serait nécessaire d’évoquer aussi bien la pratique personnelle, l’école de vie et l’enrichissement social et culturel, que le traitement médiatique et le recyclage du sport sur le marché des biens de consommation.


Un monde meilleur grâce au sport
Adolf Ogi
Conférence de M. Adolf Ogi au Musée olympique, Lausanne, le 25 février 2008
Les défis auxquels notre monde fait face sont plus grands que jamais. Les guerres et les conflits forment une réalité frappante. La pauvreté aussi bien que des maladies comme le VIH/sida et le paludisme entravent encore le développement humain à travers le monde. Dans la recherche de solutions aux problèmes actuels, le sport a été identifié comme un instrument novateur. En tant que langage international, le sport peut bâtir des ponts entre les peuples, aider à dépasser les différences culturelles et répandre une atmosphère de tolérance. Comme Albert Einstein le disait si bien : « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes en pensant comme nous pensions au moment où nous les avons créés ». Dans une réflexion novatrice, le sport est considéré comme une partie intégrante d'une approche holistique du développement et de la paix ; en tant que tel, il prend une importance croissante dans les agendas locaux, régionaux, nationaux et internationaux. Bien que le monde du sport soit loin d'être parfait, le sport est utilisé pour développer un sens de la communauté et la notion d'objectif commun. Quand on parle de sport, on parle de l'humanité. Et ensemble, avec le sport et à travers le sport, nous pouvons créer un monde meilleur.

Le développement des sports
Francis Steulet
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la pratique des sports demeure réservée à une classe de privilégiés. Le tourisme, d’abord culturel et pratiqué par une élite, ne prend son essor que vers 1850. Le tourisme de masse se développe principalement après la Deuxième guerre mondiale.
A la fin du XIXe siècle, le « gagne-pain » prime avant tout. Le mot « loisirs » est inconnu. La majorité de la population travaille six jours durant. Peu de distractions sont offertes à la jeunesse au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Le délassement en plein air est apporté par la pratique de la gymnastique, marquée par des exercices collectifs, du cyclisme, de la lutte, remise à l’honneur vers 1850, du tir, avant d’enregistrer les débuts du football, de l’athlétisme, de la luge et du ski. La pratique des sports est encouragée peu à peu par les milieux médicaux ; le sport devient petit à petit un spectacle.
L’escalade dans le Jura
Point de départ de grandes ascensions alpines
Les premières activités d'escalade rocheuse recensées dans le Jura sont effectuées, dès la fin du XIXe siècle, à l'arête des Sommêtres et à l'arête du Raimeux. Devenues des « classiques » au fil des années, ces deux arêtes le sont encore aujourd'hui.
Aux confins des Franches-Montagnes, l'arête des Sommêtres surplombe les méandres du Doubs. Elle offre une succession de rochers sommitaux, qui mènent aux vestiges du château du Spielberg. Les premiers varappeurs, provenant en majeure partie du CAS, la parcourent régulièrement dès le début du XXe siècle. L'arête du Raimeux est également découverte à la fin du XIXe siècle. Elle présente presque toutes les difficultés techniques qu'un varappeur rencontre dans les ascensions rocheuses alpines et constitue, de ce fait, un excellent terrain d'entraînement. Dès 1920, elle est parcourue par les varappeurs prévôtois, et des membres de nombreuses sociétés sportives, venant parfois d'Allemagne et de France.

Le saut à ski
Une discipline sportive hivernale largement pratiquée de 1920 à 1960
Il faut rappeler que de 1920 à 1960 environ, des tremplins de saut à ski existaient et étaient entretenus sur les principaux sommets jurassiens: Jura bâlois, Jura soleureois, Weissenstein, Hasenmatt, Rochers de Granges, Graitery, Montoz, Prés d’Orvin, Tramelan, Mont-Soleil, Saignelégier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle.
Parmi les sauteurs s’étant distingués à l’époque, on citera Pierre Juillerat, du SC Moutier (3e au championnat suisse en 1943 à Arosa, en catégorie générale).
Mais un fameux sauteur, au palmarès dépassant les frontières, demeure Fritz Tschannen, du SC Mont-Soleil, dont le palmarès hors du commun mérite d’être relevé:

Football, le roi des jeux
Ce sport est importé vers 1870 par des étudiants britanniques en stage dans des collèges helvétiques. Le plus ancien club suisse, le FC Saint-Gall a été fondé en 1879. En 1895 était créée l’Association suisse de football.

Du football et de son reflet dans le miroir du spectacle
Christian Steulet
Le football est un sport pratiqué dans tous les pays du monde et toutes les couches sociales. Ses règles sont si simples qu’il n’y a aucune difficulté à s’enthousiasmer au fil des exploits et des matchs. Le jeu n’a guère évolué depuis son invention en Angleterre au XIXe siècle. Les autorités en la matière se sont contentées de quelques modestes adaptations. En revanche, le regard posé sur lui par les médias, les identités construites en son nom, ainsi que les luttes politiques et sociales inspirées de ses exploits sont toujours renouvelés.

Paul Hänni, Tavannes
Francis Steulet
Préférant avant tout le football, Paul Hänni est arrivé à l’athlétisme un peu par hasard. Ses camarades gymnastes du FC Tavannes ayant réussi à le convaincre de prendre part à une fête cantonale (Le Locle), il se fait d’emblée remarquer par un chrono exceptionnel de 11,0 secondes sur 100 mètres.
A l’époque où le sprinter tavannois soulevait les passions dans les stades d’athlétisme, cette discipline sportive était pratiquement inconnue dans nos régions.

René Chatelain, Saint-Imier
Précurseur de l’entraînement journalier dans nos régions, René Chatelain fut une figure de proue de l’athlétisme jurassien dans les années cinquante. S’il n’a pas décroché de titre individuel sur le plan national, sa foulée légendaire reste mémorable. Il fit partie de l’équipe suisse qui avait réussi en 1955 à battre l’Allemagne, alors grande nation européenne de l’athlétisme.

Le Club Athlétique Courtelary
Une pépinière d’athlètes de valeur internationale
Fondé en 1971, le Club Athlétique Courtelary se fit connaître très tôt grâce à ses « jeunes loups ». L’athlétisme jurassien avait besoin d’un coup de fouet à cette époque et le CA Courtelary fut, en compagnie de quelques autres clubs, un des moteurs de ce renouveau.

Jean-Pierre Egger, La Neuveville
J’ai grandi à Neuchâtel dans un quartier connu alors pour le dynamisme de ses divers mouvements jeunesse et particulièrement par sa société de gymnastique et son groupe des UCJG. Ce développement polyvalent, fondé sur des valeurs vraies transmises par des pédagogues exemplaires sera à la base de toutes mes entre­prises réalisées jusqu’à ce jour. En premier lieu ma vocation de pédagogue, d’entraîneur et coach, de sportif de haut niveau, et aujourd’hui de formateur et conseiller aussi bien dans le monde sportif que dans celui des entreprises.

Cyclisme
Dès 1900, la bicyclette devient populaire. Réservée à l’origine aux classes favorisées, le cyclisme se démocratise avec l’arrivée des bicyclettes bon marché.
Des clubs cyclistes existent dès la fin du XIXe siècle dans plusieurs localités, tels le « Vélo-Club des Amis – Vallée de Tavannes » ou « Le Guidon » à Moutier. Des excursions en commun ou des compétitions sont régulièrement organisées.
Le Vélo-Club « La Pédale » est fondé en 1901 à Bienne. Le Vélo-Club « L’Eclair » voit le jour en 1912 à Péry-Reuchenette, le Club cycliste de Moutier en 1912.

Daniel Gisiger
Sociétaire du Vélo Club Olympia Bienne
Né en France, à Baccarat dans la Meurthe et Moselle en 1954, d’un père suisse et d’une mère française, je suis arrivé à Bienne avec mes parents en 1956. J’ai effectué toute ma scolarité à Bienne. En 1972, je prends ma première licence au Vélo Club Olympia Bienne. Société que je n’ai jamais quittée.
J’ai suivi une formation commerciale à Bienne toujours et c’est chez Rado à Longeau que je travaille lorsque je signe à fin 1977 mon premier contrat de cycliste professionnel.
En tant que coureur, j’adorais rouler dans le Seeland ; pour mes entraînements en montagne, le Jura tout proche me tendait les bras. Souvent en automne, c’était agréable de transpercer la couche de brouillard pour rouler au soleil dans le vallon de Saint-Imier.

Alphonse Baume, Mont-Crosin
Le facteur-bûcheron-skieur de Mont-Crosin
Nos principaux adversaires étaient les Scandinaves, qui à l’époque, disposaient d’un très bon réservoir de coureurs de fond. Les représentants envoyés aux Jeux olympiques étaient bien sûr des éléments de toute première force. Mais il faut relever que notre préparation était très bien conçue par les dirigeants d’alors de la Fédération suisse de ski.


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