REVUE N° 76
Les Veillées de Jadis

Les savoureux récits de la première partie de ce recueil ont été rédigés à l’origine en patois de Plagne par Alfred Grosjean au début du XXe siècle. Il en fit une traduction littérale en français que Raymond Bruckert a remaniée dans le souci d’une bonne lisibilité. Emaillé de nombreuses citations de francoprovençal, le texte abonde en mots et expressions du cru. Quant aux histoires vraies, contes et légendes du terroir de la seconde partie, l’auteur du présent recueil a puisé à différentes sources et dans sa propre expérience pour faire revivre une tradition multiséculaire en voie d’extinction, celle des légendes, des récits et fables qui passionnaient les veillées de jadis. Rémy Grosjean a su recréer par ses illustrations l’atmosphère nostalgique, voire magique d’un temps idéalisé.

     
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  • Sommaire
  • Impressum
CHRISTELLE GODAT Préface
RAYMOND BRUCKERT Introduction
Deux morceaux en patois de Plagne
Anecdotes du temps passé - (R’contes du to pèssè)
Extraits du Dictionnaire géographique de la Suisse (1905) et du Dictionnaire toponymique des communes suisses (2004)
Histoires vraies, contes et légendes du terroir tirés de la tradition orale ou créés pour son renouvellement
Glossaire
Appendice
Œuvres récentes
   
   
©Intervalles
N° 76  Les Veillées de Jadis
Titre
Auteur
texte
Préface
CHRISTELLE GODAT
En publiant ce recueil, magnifiquement illustré par M. Rémy Grosjean, M. Raymond Bruckert nous propose un voyage dans le « bon vieux temps », ce monde imaginaire inspiré d’une réalité historique (la vie quotidienne à Plagne et dans le Bas-Erguël au XIXe siècle), mais où, par la magie de la littérature, peines et maux se sont effacés pour faire place à l’esprit des contes merveilleux et des histoires savoureuses d’autrefois.
Nous redécouvrons tout d’abord le décor géographique : les villages de Plagne, de Vauffelin et de Romont sont là, de même que les Coperies, le Bambois ou les Ecovots. On observe dans la Baroche les scènes ordinaires de la vie quotidienne : un homme descend à pied à Bienne pour vendre ses deux bœufs à la foire, et l’on a tendu des draps sous les hêtres pour récolter la faîne. Néanmoins, une fois le soleil couché, le paysage devient plus effrayant : les nuits de pleine lune et de grand vent, n’entend-on pas le son d’un cor des Alpes provenir de Derrière Mâlé ?
Puis les acteurs entrent en scène. Une foule de personnages du passé s’est en effet rassemblée pour faire revivre des usages et des coutumes aujourd’hui révolus ou en voie de disparition. Chez la voisine, un tailleur est venu travailler à la journée, tandis qu’assis sur le fourneau le petit Louis se régale de quartiers de pomme. Des femmes se sont abritées dans une loge pour macquer, et un chasseur s’est mis à l’affût à cheval sur la branche d’un gros pommier sauvage. Le soir, on héberge les pèlerins catholiques qui se rendent à pied à Einsiedeln, et les nuits de pleine lune on peut même apercevoir des sorcières en goguette qui tourbillonnent dans les airs, à califourchon sur leur balai !
Et puis, il y a la langue du « bon vieux temps », le patois. Les récits de la première partie de ce recueil ont en effet d’abord été rédigés en patois de Plagne par M. Alfred Grosjean, au début du XXe siècle. La version française qui est publiée ici est directement inspirée de la traduction littérale que l’auteur a donnée de ses textes, et on y retrouve un grand nombre de mots et d’expressions régionaux issus du patois. M. Bruckert a aussi tenu à conserver de nombreux extraits en patois, permettant ainsi à un large public de redécouvrir cette langue aujourd’hui disparue.
Introduction
RAYMOND BRUCKERT
TEXTES D’ORIGINE, FRANÇAIS ET PATOIS, D’ALFRED GROSJEAN

Les veillées de jadis en Bas-Erguël

Alfred Grosjean a communiqué en 1904 Deux morceaux en patois de Plagne au Glossaire des patois de la Suisse romande. Le document, bilingue, comporte 58 pages d’une petite écriture serrée, le texte patois à gauche, sa traduction française à droite. Une remarque figure en couverture : Le texte français, étant la reproduction mot à mot du texte patois, ne doit pas être considéré comme une traduction ; il n’a donc aucun style & renferme une quantité de fautes de français & d’expressions qui ne seraient pas tolérées.
En novembre 1905 s’achève la rédaction également bilingue de 39 pages intitulées Anecdotes du temps passé. L’auteur réitère son avertissement : La traduction en français est faite mot à mot (…). Un mois plus tard, il met la dernière main à 49 pages de nouvelles anecdotes, en deux livraisons, l’une de 35 pages, l’autre de 14, soit au total 146 pages entre 1904 et fin 1905.
Ce qui nous a d’emblée fasciné – le mot n’est pas trop fort – c’est la richesse du document qui fourmille d’éléments sociologiques et ethnographiques, de régionalismes, de faits divers, de gestes apparemment insignifiants qu’Alfred Grosjean, bourgeois de Plagne et observateur perspicace de son milieu, avait consignés scrupuleusement. Nous redécouvrons donc, en ce début du XXIe siècle, la diversité du terroir d’une communauté montagnarde de jadis qui, en dépit de ses contacts avec l’extérieur, pratiquait encore largement l’autarcie.
Deux morceaux en patois de Plagne
Récits et anecdotes du temps passé avec citations patoises dans le texte



Le conte du vieux pèlerin Pierlo - (Le r’conte du véye armite Pierlô)

Avant l’apparition des chemins de fer (des tch’maïns d’fèr), notre village était un lieu de passage pour ceux qui marchaient de La Reuchenette* vers Granges. Il ne se passait pas de jour qu’on ne vît des troupes de pèlerins aller à ou revenir de Notre-Dame* (d’Nôtre-Dame), comme ils l’appelaient. Il paraît que c’est une grande église dans les petits cantons où beaucoup de catholiques (mante des cathôliques) vont prier de tous les pays (dés tus les payis).
Ces pèlerins qui passaient par chez nous venaient de la montagne des Bois (dés la montaïn des Bôs), du pays de Porrentruy (Porraïntru), et puis il arrivait même des Bourguignons (Bergognons) et encore d’autres contrées de la France (d’autres contrèes d’la France).
Il fallait voir ces pauvres gens apparaître tout éreintés (tot éraïntès), au bord de l’épuisement, la plupart affamés, quelques-uns dépenaillés même. C’est qu’ils venaient de faire tout le voyage à pied, et certains étaient assez simples dans leur piété pour mettre des petites pierres ou des pois dans leurs souliers (des p’rattes ou baïn des paes dans youerés sulès). C’est ainsi que leur curé leur avait commandé de marcher, s’ils voulaient que la Notre-Dame écoutât leurs prières. J’en ai encore vu quand j’étais jeune, pour sûr qu’ils portaient pitié (portaïnt pidie). Il y avait aussi des vieilles personnes qui faisaient métier pour des autres (qu’fasaïnt métie por des autres) et qui passaient deux ou trois fois par an avec leurs péchés par procuration. Quand elles approchaient du village, elles tiraient leurs chapelets hors de la poche et s’abîmaient en prière : « Sainte Vierge, préserve-nous des hugue¬nots (Saïnte-Vie-rdge, prasarve-nos des Hugu’nots) ! » Ah ! mon Dieu, ils n’avaient point besoin d’avoir peur, on ne leur faisait nul mal. Au contraire, les femmes leur donnaient de la soupe (sope) ou du café (câfé) pour un peu les remonter (por aïn pae les r’montê).
Certains avaient leurs maisons (maijons) attitrées où ils couchaient à chaque voyage. En allant, lors même qu’ils étaient bien fatigués (baïn saes), qu’ils étaient souvent sur le point de défaillir, ils n’osaient pas se reposer pendant le jour. En revanche, sur le chemin du retour, ils n’y regardaient plus de si près (as n’y ravisaïnt pus de ch’prés).



Comment on cueille la faîne à Plagne - (Comme o requé la faïn-ne à Pyaïn)

Les pâturages de la commune de Plagne (Les tchampayes de la com¬mune de Pyaïn), surtout celui aux vaches, sont emplantés tout le large (sont épyantès tot le lèrdge) de bien gros hêtres (faetés). Les étrangers de passage ne peuvent se lasser de les regarder, tellement ils sont majestueux avec leurs fûts puissants et leurs branches vigoureuses généreusement déployées. Or, ce sont précisément ces hêtres qui portent la faîne. Les années où la récolte s’annonce abondante, on la met à ban (o la mét à ban). Personne alors n’oserait en ramasser avant qu’elle ne soit bien mûre (baïn mayérte). Enfin, quand la saison est là (quand la saijon ét li), on se concerte en commune pour décider (por djôbyê) comment il conviendra de s’y prendre. Une fois que le jour est fixé, on répartit les ménages en escouades (les ménèdges o-n éscouèrdes) d’après les maisons et les quartiers du village. Il y a ainsi l’escouade du Coin Dessus (du quèrre dechus), celle de la Citerne (cé de la citerne), celle du Milieu du village (du mitan du v’lèdge), l’escouade du Cabaret (du cabarét), celle du Coin Dessous (du quèrre dedô), et d’autres encore en fonction des ménages qui ont envie de faire provision de faîne. Il est bien rare (Al ét mante rè) que tous les foyers ne soient représentés ; ceux qui n’ont pas le temps d’aller cueillir eux-mêmes cèdent leurs droits à d’autres.
Les escouades comptent de dix à douze personnes. Dans chacune il y a un homme (a y a é-n homme) qui est désigné comme frappeur (désignie comme coquou), et deux autres comme vanneurs (van-nous) ; le reste du groupe, ce sont des femmes ou bien des filles (des fonnes ou baïn des baessattes).
Chaque ménage de l’escouade fournit un drap (yeceû) ou encore un ?eurier. Plusieurs pièces sont alors cousues ensemble par les femmes de manière à couvrir une grande surface sous les frondaisons.
Quand tout a été convenablement apprêté, on s’en va tôt matin contre le pâturage où se trouvent les perches à faîne (se trovot les pèrtches à faïn-ne), chacun avec un sac vide, sa marmite de soupe (sa marmite de sope) et son sac de pain (son sachat du pan).
Anecdotes du temps passé - (R’contes du to pèssè)

Un bon avertissement - (Aïn bo-n avartéch’mot)

Un matin de foire de Bienne (Aïn mataïn de faere de Bie-nne), Jean-Henri chez Jean (Djeanri tchez Djean) décida d’y mener ses deux gros bœufs (ses dous grôs bœûfs) parce qu’il avait besoin d’argent pour payer l’intérêt de sa maison (la çosse de sa maijon) et qu’il n’avait pas assez de foin (de faïn) pour hiverner toutes ses bêtes. Il se prépara donc (A s’aparaya don), joignit ses bœufs avec une sorte de joug (éne sorte de djoug) qu’il confectionna spécialement, puis se mit tout doucement (tot bèl’mot) en chemin.
Il y avait bien une demi-heure qu’il était parti que sa femme, la vieille Suzon, se mit à courir après lui en l’appelant (après yu o l’appalant) :
– Hé ! Jean-Henri, Jean-Henri, écoutez voir.
– Qu’y a-t-il (Qu’y a-t-é) ? fit celui-ci quand il entendit ce cri désespéré cascader dans la forêt de la Paroi.
Quand elle l’eut rattrapé (rattaïnt), elle lui dit, tout essouf? ée (tote éssôffyèe) :
– Ah ! Jean-Henri, j’ai oublié de vous dire quand vous êtes parti… écoutez, si vous ne vendez pas les bœufs, vous les ramènerez au moins.
– Hé ! as-tu peur que je ne les mange ? fut la réponse à Jean-Henri (Hé ! ès-te payu qu’i n’les m’djae ? fôt la réponse o Djeanri).
Extraits du Dictionnaire géographique de la Suisse (1905) et du Dictionnaire toponymique des communes suisses (2004)
Plagne

En 1905, le Dictionnaire géographique de la Suisse (DGS) faisait la description suivante de Plagne : Plagne (Plentsch) (C. de Berne, D. Courtelary), 869 m. Com. et vge dans le haut vallon de Vauffelin, entre la Haute montagne au N. et la Forêt de l’Envers au S., à 3,5 km. E. de la station de La Reuchenette, ligne Bienne-Sonceboz. Dépôt des postes, télégraphe, téléphone. Voiture postale Bienne-Plagne. 47 mais., 292 h. de langue française et protestants de la paroisse de Vauffelin. Agriculture, élève du bétail. Plagne a des ateliers où l’on fabrique des râteaux et des tonneaux. Horlogerie. Tisseranderie. Position militaire importante qui commande, au N. de Bienne, les gorges de la Suze. En 1311, Bleen.
Histoires vraies, contes et légendes du terroir tirés de la tradition orale ou créés pour son renouvellement
Us et coutumes, récits du terroir et fables constituent un genre littéraire qui se renouvelle diffi cilement, puisqu’il s’identifi e essentiellement aux modèles de jadis, aux vieux manoirs hantés, aux fermes ensorcelées, aux moeurs champêtres troublées par les esprits, aux longues veillées d’hiver où la communauté villageoise resserrait ses liens et où l’on prenait plaisir…à se faire peur. Cette tradition, quoiqu’attachante, connut le même dépérissement que fait courir à toute notre société la civilisation de la communication globalisante et uniformisatrice.
Aussi nous faut-il poursuivre, dans la mesure de nos moyens, l’œuvre de création de nos ancêtres, en étoffant sans cesse notre folklore, voire même en nous enrichissant sans complexe mais avec discernement des apports du modernisme dans lequel nous baignons tous, bon gré, mal gré. Les récits et historiettes de cette seconde partie n’ont d’autre ambition que de faire revivre une tradition multiséculaire en voie de totale extinction. Retravaillés par l’auteur, certains sont marqués d’un (Ba), ce qui signifie qu’ils tirent leur inspiration, partiellement ou totalement, de textes parus entre 1976 et 1984 dans le petit journal local « la Baroche », actuellement disparu. D’autres ont été suggérés par Rémy Grosjean (RG) ou entièrement créés par l’auteur, soit sur un thème connu, soit tirés de son imagination.
Glossaire

Allemands (les – ) les Suisses alémaniques, jadis nombreux dans la région comme fermiers et comme domestiques. A l’inverse, aller « aux Allemands » consistait à passer la 9e année scolaire ou à faire un stage comme jeune domestique, bonne à tout faire, apprenti, en Suisse alémanique pour se former et apprendre la langue. Coutume en voie de disparition dès la seconde moitié du XXe siècle

ambourg (l’– ) l’huissier communal, fonctionnaire adjoint au maire. Sous l’Ancien Régime, chef de famille élu, chargé de gérer les biens de la communauté

aune (une – ) ancienne mesure de longueur, de 108 à 112 cm ; 119 cm dans l’Erguël à la fi n de l’Ancien Régime ; la petite aune (patois aunatte), 54 à 66 cm

Bambois (le – ) forêt à ban. A Plagne, devenu pâturage sur le Droit, propriété de la Bourgeoisie

ban (mettre ˆ – ) interdire de pénétrer sur un terrain, vigne, champ, où se fera la récolte. Le ban de la vendange, etc

baratte (battre la – ) faire le beurre, battre la crème dans une baratte, baratter

Baroche (la – ) ou Béroche, Paroche, patois parotche, la paroisse. Ensemble des paroisses de Vauffelin, Péry et Orvin

barre (la – ) contribution demandée aux fiancés par la jeunesse du village lors de leur mariage, sous peine d’un charivari

batz (le – ) unité monétaire en usage surtout à Berne, Soleure et Fribourg, du XVIe siècle jusqu’en 1850, valant la 10e partie du franc ou 10 rappes. S’utilisait encore dans le langage courant des années 1940 : « Tiens, je te donne un batz pour la commission (10 centimes) »

Biaux (les Grands – ) les biaux : les bouleaux, selon le mot latin d’origine gauloise betullus. A Vauffelin, le Biau ou Biâ, le grand pâturage sur l’Envers

Biolères (les – ) les bioles, les bouleaux

biscaïen (le – ) désigne un fusil de gros calibre (3 cm) en usage au XVIIIe siècle comme arme de rempart, ou son projectile

bise-minuit nord-est

Bois (la montagne des – ) les Franches-Montagnes

Boibos ou Bois-Bôs (les – ) sobriquet des habitants de Péry, au sens littéral les Bois-Bois. On raconte que la commune de Péry avait vendu une parcelle de forêt à celle de Malleray et qu’à cette occasion on avait bu toute la somme que la vente avait rapportée
Appendice
Alfred Grosjean
Alfred Grosjean, ancien préfet, a été le correspondant à Plagne du Glossaire des patois de la Suisse romande pour la grande enquête par correspondance réalisée entre 1900 et 1910. Il répondit alors à 228 questionnaires sur l’ensemble du monde matériel et moral. Exemples : questionnaire n° 17
« La cuisine et son mobilier », n° 51 « La lessive », n° 134 « Le mariage », n° 171 « La colère », n° 204 « Champignons, mousses, etc. ». Les réponses à ces questionnaires constituent la base de la documentation du Glossaire des patois de la Suisse romande. (Transmis par le Glossaire de Neuchâtel)

Extrait du registre des bourgeois de Plagne
Grosjean, Alfred, fils de Pierre Henri, né le 28 mai 1844, marié le 14 mars 1868, décédé le 9 novembre 1920 à Plagne.
Epouse : Florentine Clémence Huguelet, fille de Samuel Frédéric deVauffelin, née le 24 mars 184.., décédée le 5 février 1885.
Enfant : Berthe Emilie, née le 19 mai 1872, mariée avec Jules ArthurBourquin de Villeret, décédée le 13 janvier 1966 à Porrentruy.
Seconde épouse : Verth, Marie Philippine, fille de Jean, Haute Alsace, née le4 avril 1864, mariée le 10 avril 1886, décédée le 28 janvier 1932 à Plagne.

Biographie
Géomètre. Siégea au Grand conseil bernois du 2 mai 1870 au 30 octobre 1873. Fut ensuite préfet de Delémont (radical) de 1873 à 1878. Membre de la Commission de l’Ecole cantonale de Porrentruy. Constitua le bras exécutant du gouvernement bernois à Delémont. (Source : Bibliothèque cantonale jurassienne).
Œuvres récentes
Œuvres récentes du même auteur :

CHRONIQUE D’UN GRAND FROID
Longue nuit jurassienne
(Cabédita, 2000) roman
Prix littéraire du canton de Berne 2001

LE RIRE INTERDIT
Apogée et chute d’une utopie
(Cabédita, 2001) roman

A LA RECHERCHE DU BONNET MAGIQUE
Conte fantastique, philosophique et naïf de la Romandie profonde
(Ed. Le Champ de la Draize, Plagne 2003)
Illustrations de Rémy Grosjean
Prix de « Créativité au 3e Age », Zurich 2004
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