REVUE N° 108
Fortifications des brigades frontière 2 et 3 dans le Jura et le Jura bernois

Fortins, tétrapodes « Toblerone », barrages antichars « Rails »; impossible de ne pas les voir dès que l'on se déplace dans le Jura bernois et le Jura. Chacun sait que ce sont autant de reliques de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle chaque famille a eu un grand-père ou un père mobilisé.

Ainsi, ces ouvrages font encore partie de notre quotidien. C'est pourquoi une équipe de spécialistes et de passionnés les présentent dans ce numéro. Ils expliquent les principes tactiques qui ont guidé leur construction, les secrets du génie militaire, de leur percement et de leur construction.

Les conditions de vie des soldats des brigades frontière 2 et 3 qui servaient autour et dans ces fortifications étaient dures et ce numéro est aussi un hommage à ces hommes.

     
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  • Sommaire
  • Impressum
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber Création des brigades frontière 2 et 3
Organisation des troupes frontière
Les brigades frontière 2 et 3
Hervé de Weck Le système fortifié des brigades frontière 2 et 3
Cinq principes
Le fortin d’infanterie
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber Les brigades frontière 2 et 3 pendant le service actif 1939-1945
Les années d’encerclement par les forces de l’Axe
Hervé de Weck Travaux de fortification dans le Jura bernois 1900-1995
1914-1918 : on creuse dans la position clé des Rangiers
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber Euphorie de paix en Europe
Hervé de Weck Fortification, rien à signaler durant l’entre-deux-guerres
On bétonne beaucoup pendant la Seconde Guerre mondiale
À la brigade frontière 2
Claude Jeanbourquin Frinvillier
Hervé de Weck À la brigade frontière 3
Été-automne 1944 : l’Ajoie se hérisse de barrages antichars
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber La brigade frontière 3 s'adapte aux nouvelles menaces
Évolution des moyens militaires
L’organisation des troupes, leurs moyens et leurs secteurs
Dissolution de la brigade frontière 3
Hervé de Weck Les fortifications du Jura bernois pendant la Guerre froide
Francis Boillat Souvenirs d'un « Landwehrien » pendant la Guerre froide
Jean-Pierre Weber Conclusion
Hervé de Weck L’Association Patrimoine Militaire Brigade Frontière 3 (APMBF 3)
Les ouvrages ouverts au public sur le territoire de la République et Canton du Jura
Claude Jeanbourquin Association des Ouvrages de Frinvillier
Francis Boillat Promenade à la position fortifiée de Tournedos
Hervé de Weck Un Espace muséal « troupes jurassiennes » à Saint-Imier
Format : 170 x 250 mm  Illustrations : noir/blanc et couleur
134 pages  ISSN 1015-7611
©Intervalles
N° 108  Fortifications des brigades frontière 2 et 3 dans le Jura et le Jura bernois
Titre
Auteur
texte
Création des brigades frontière 2 et 3
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber

C’est le 19 juin 1936 que le Conseil fédéral présente à l’Assemblée fédérale un message dans lequel il demande la création d’une nouvelle organisation des troupes. Il insiste spécialement sur le problème de notre neutralité séculaire qui nous oblige vis-à-vis des États voisins de ne marquer aucune préférence et qui nous impose d’attendre d’où et par qui nous serons menacés, voire attaqués.

Organisation des troupes frontière

Les troupes frontière sont organisées en brigades, régiments, bataillons. Leur attribution est en fonction de la grandeur, de la configuration du terrain, des axes de pénétration (routes et lignes de chemin de fer) du secteur à défendre. Sont également incorporés dans les brigades frontière des compagnies de volontaires (ancêtre du Corps des gardes fortifications) ainsi que les ouvrages forestiers de la région d’engagement. Ce « bouclier » à nos frontières est composé de 9 brigades subordonnées directement au commandement de l’Armée. Celui-ci peut temporairement subordonner celles-ci au corps d’armée ou aux divisions.

Les brigades frontière 2 et 3

Les secteurs d’engagement suivent les limites cantonales à l’Ouest et à l’Est. La fig. 1 montre les limites de secteur des brigades frontière 2 et 3. Le fil conducteur des réflexions est marqué par les axes de pénétration de la frontière au Plateau. Pour la brigade frontière 3 c’est l’axe principal : Les Rangiers – Delémont – Moutier – vallée de Tavannes jusqu’à Reconvilier, avec les axes secondaires qui convergent sur celui-ci.

Le système fortifié des brigades frontière 2 et 3
Hervé de Weck

À côté d’ouvrages de campagne construits par la troupe, le système de fortification permanente, dans le Jura bernois, comprend trois types d’ouvrages : le fortin d’infanterie et son contre-ouvrage, la position protégée d’arme (fusil-mitrailleur, mitrailleuse, canon de 8,4 cm 1880), un fort d’artillerie (Plainbois au-dessus de Bourrignon). On se concentrera sur les missions et les rôles du fortin d’infanterie, base du système, dont l’équipage varie entre 10 et 20 hommes.

Cinq principes

1er principe : deux ouvrages se couvrent l’un l’autre. Les fortins d’infanterie vont toujours par deux, l’ouvrage et le contre-ouvrage qui se couvrent mutuellement. En clair, si l’ennemi parvient proximité de l’entrée ou des embrasures de l’ouvrage, le contre-ouvrage doit alors pouvoir intervenir avec ses armes. Cet ensemble comprend le plus souvent un barrage antichar routier « Rail » et un objet miné qui doivent absolument être couverts par le feu des ouvrages, sinon des sapeurs ont vite fait de les détruire.

Le fortin d’infanterie

La conception de la fortification en profondeur, valable en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, implique une structure de base formée de quatre éléments : un fortin d’infanterie (ouvrage principal) et un contre-ouvrage qui se couvrent mutuellement, sur la route un barrage antichar «rails», sous la route des explosifs pour, si nécessaire, la faire sauter.

Les brigades frontière 2 et 3 pendant le service actif 1939-1945
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber

Suite à l'offensive de la Wehrmacht allemande contre la Pologne, le Conseil fédéral ordonne le 28 août 1939 la mobilisation des troupes frontière et des détachements de protection. La protection des frontières de la Suisse est réalisée et le gros de l’Armée peut à son tour être mobilisé et prendre son dispositif de défense du pays.

Les années d’encerclement par les forces de l’Axe

Cette situation d’encerclement quasi total de la Suisse par les forces de l’Axe et la population qui commence à douter, appelle à réagir et à prendre des mesures. La réponse vient du général Henri Guisan qui convoque les cadres au Rütli, prairie symbolique du pays. Il leur ordonne une résistance totale contre n’importe quel envahisseur et leur explique de quelle façon on va se défendre en repliant le gros de l'Armée dans les Alpes et les Préalpes (Réduit national).

Travaux de fortification dans le Jura bernois 1900-1995
Hervé de Weck

Depuis son rattachement au Canton de Berne en 1815, l’ancienne Principauté épiscopale de Bâle devient un avant-terrain pour la défense du nordouest de la Suisse. Un des fuseaux d’invasion passe par Porrentruy – Les Rangiers – le Grand Saint-Bernard.


 


Compte tenu des moyens dont les troupes suisses disposent au début du XXe  siècle, tenir le saillant de Porrentruy nécessiterait un camp retranché dont l’occupation immobiliserait « une grande partie de l’Armée », surtout de son artillerie. L’État-major général, qui doit assurer la défense de l’ensemble du territoire, ne peut pas y consentir, ce qui l’amène à privilégier la position des Rangiers, un des terrains clés du secteur « Jura bernois ».

1914-1918 : on creuse dans la position clé des Rangiers

Entre 1914 et 1918, seule une petite partie des fortifications de campagne planifiées sont réalisées, même si le commandement de l’Armée prend en compte une violation du territoire suisse par les Français ou par les Allemands, au niveau tactique (passage à travers l’Ajoie), opérative (passage dans le fuseau Bâle – Laufon – Delémont – Porrentruy), ou stratégique (passage par le Plateau ou occupation de celui-ci).

Euphorie de paix en Europe
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber

Après les énormes pertes de la Première Guerre mondiale, régnait une euphorie de paix en Europe et dans le monde, qui a eu ses répercussions en Suisse.

Fortification, rien à signaler durant l’entre-deux-guerres
Hervé de Weck

Entre 1918 et 1938, il faut réorganiser à trois reprises la couverture frontière assurée par des bataillons de landsturm qui mobilisent 24 ou 48 heures avant le premier jour de mobilisation et barrent les axes dans la zone frontière. Ces dispositifs, testés lors d'exercices, s'avèrent inefficaces, grave lacune à une époque où les risques de guerre subite s'aggravent en Europe, qui rendent déterminant le facteur « Délai ».

On bétonne beaucoup pendant la Seconde Guerre mondiale

De septembre 1939 à mai 1940, trois types d’activités rythment la vie des hommes de ces deux brigades : ils veillent et ils gardent, des missions toujours lourdes et monotones… Ils travaillent comme terrassiers, aménagent des obstacles, des fortifications de campagne (positions d’armes, abris), des dépôts de vivres et de munitions, des voies d’accès. Ils bétonnent des ouvrages de campagne, en font des ouvrages permanents, quand le temps et les ressources le permettent ou que le besoin s'en fait sentir.

À la brigade frontière 2

En 1938, la brigade frontière 2 aligne sur le papier 7075 officiers, sousofficiers et soldats, 133 véhicules à moteur et motos, 264 fusils-mitrailleurs, 99 mitrailleuses, 16 lance-mines de 8,1 cm, 34 canons d’infanterie de 4,7 cm, quelques arquebuses antichars. Son secteur, qui comprend la plus grande partie du Canton de Neuchâtel, s’étend au Nord-Est dans les Franches-Montagnes jusqu’à Épauvillers – point 1007 ouest de Sceut – Saint-Brais – Rebévelier – Le Pichoux – Soubey – Reconvilier – Sonceboz – Péry – le Taubenloch. Dans les Franches-Montagnes, elle coiffe le régiment frontière 43, recruté dans la partie francophone du Canton de Berne, derrière celui-ci, le groupement de combat « Taubenloch ».

Frinvillier
Claude Jeanbourquin

Frinvillier est une position très importante, car c'est la dernière possibilité de barrer le passage à l'ennemi en provenance du Jura avant d'atteindre le plateau suisse. C'est pour cette raison qu'il a été puissamment fortifié. Il est constitué d'un ouvrage principal (A1592) et d'un contre-ouvrage (A1593), tous deux construits en 1940. 7 barrages routiers, 1 barrage chemin-rivière, 6 minages de route et 2 barrages ferroviaires complétaient cet important dispositif. Durant la Guerre froide, 1 barrage routier et 2 minages ont été ajoutés.

À la brigade frontière 3
Hervé de Weck

En 1939-1940, la brigade frontière 3 comprend 160 officiers, 4700 sous-officiers et soldats de la partie francophone du Canton de Berne, de l'ancien Canton et du Canton de Soleure. 231 mitrailleuses lourdes et légères, 20 canons d’infanterie forment son armement lourd organique. Son secteur d'engagement s'étend de Klösterli à Saint-Ursanne ; il ne comprend pas les Franches-Montagnes, intégrées jusqu'en 1946 dans le secteur de la brigade frontière 2. Jusqu'à l'été 1944, l'Ajoie n'est pas comprise dans le dispositif de défense de l'Armée. Seules quelques barricades faites de chars à pont, de herses et de troncs d'arbres barrent les routes à la frontière franco-suisse. La ligne Maginot, qui se termine au Glaserberg, se trouve au Nord, devant le dispositif de la brigade frontière 3.

Été-automne 1944 : l’Ajoie se hérisse de barrages antichars

En juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie, en août en Provence ; la Wehrmacht reflue. Au début septembre, la 1re  armée française commandée par le général de Lattre atteint Le Valdahon, Baumes-les-Dames, le plateau de Maîche, établissant la liaison avec le maquis du Lomont. Le manque de carburants, l'obligation de procéder au redéploiement des moyens, le raidissement des forces allemandes qui défendent une des portes de l'Alsace, « partie intégrante du Reich », amènent une stabilisation du front à la hauteur du fort obsolète du Lomont et du village suisse de Damvant. L'hypothèse la plus vraisemblable pour la Suisse n'est plus une manoeuvre de contournement stratégique à travers le Plateau, mais des violations tactiques ou opératives de la part des Alliés comme des Allemands, si la bataille se déclenchait dans la trouée de Belfort.

La brigade frontière 3 s'adapte aux nouvelles menaces
Jürg Keller / Jean-Pierre Weber

Très rapidement après la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est le début de la Guerre froide entre l’Ouest et l’Est. En conséquence, l’Ouest crée, en 1949, l’alliance militaire OTAN et l’Est, en 1955, celle du Pacte de Varsovie. La Suisse est entourée par trois pays appartenant à l’OTAN et l’Autriche neutre à l’Est. Notre pays pratique une neutralité armée, comme cela a été fixé dans le traité de la deuxième paix de Paris en 1815. Les transversales alpines sur son territoire sont d’une importance stratégique pour les pays du Nord et du Sud de l’Europe.

Évolution des moyens militaires

Dans les armées de l’Est et de l’Ouest durant des décennies, on note une augmentation de la précision, de la puissance et de la portée des armes lourdes. La maîtrise aérienne et la mobilité accrue des troupes sont en concurrence dans les deux alliances. Les divisions mécanisées reçoivent de nouveaux chars, obusiers blindés et véhicules d’accompagnements blindés, eux aussi.

L’organisation des troupes, leurs moyens et leurs secteurs

Trois organisations des troupes (OT) ont été réalisées durant la Guerre froide : OT 47, OT 51 et OT 61. Pour la brigade frontière 3 celle de 1951 a apporté un changement notoire. La brigade est devenue responsable d'un secteur, qui appartenait à la brigade frontière 2. Son nouveau secteur s’étend de la frontière franco-suisse, entre les cantons de Neuchâtel et de Soleure (à l’exception du Laufonais).

Dissolution de la brigade frontière 3

Durant les cinquante-sept ans de son existence, la mission de la brigade frontière 3 n’a pratiquement pas changé : « Barrer et tenir ». Ce qui a changé, c’est la manière de remplir cette mission avec de nouveaux armements, de nouvelles infrastructures et de nouveaux moyens.

Les fortifications du Jura bernois pendant la Guerre froide
Hervé de Weck

Après la Seconde Guerre mondiale, la position des Rangiers et le secteur de la brigade frontière 3 ne perdent pas de leur importance. En septembre 1949, le maréchal Bernard Law Montgomery traverse incognito la Suisse, de Genève à l’Ajoie, et visite un des secteurs clés de la brigade frontière 3 dans le Jura bernois. Il se trouve avec le colonel Hans Bracher, qui représente le chef de l’État-major général, Louis de Montmollin. Celui-ci a déjà eu deux entretiens avec le maréchal britannique, alors le plus haut responsable de l’Union occidentale, qui ne va pas tarder à devenir l’OTAN. Montgomery veut s’assurer que la Suisse neutre n’est pas un trou dans le dispositif mis en place face à la menace soviétique. Il se dit convaincu que le « maintien de la neutralité helvétique est dans l’intérêt des alliés occidentaux. »

Souvenirs d'un « Landwehrien » pendant la Guerre froide
Francis Boillat

Ce jour-là, Tavannes ressemblait à une ruche. Partout des militaires. J’avais rendez-vous avec mon unité, la cp mi II/43, peut-être à 10h13, à la ferme Sous-le-Mont. Tout cela selon l’ordre de marche que j’avais reçu, en conformité avec la fiche rouge de la première page de mon livret de service, qui stipulait qu’en cas de mobilisation de guerre, je devais rejoindre mon unité immédiatement.

Conclusion
Jean-Pierre Weber

La Suisse a la chance d’avoir deux importantes protections naturelles : le massif alpin et la chaîne du Jura. Quand nous partons en randonnée le long des routes et des chemins jurassiens, nous sommes frappés par ces constructions particulières que sont les fortins et, à de nombreux endroits, les barrages antichars qui rappellent par leur forme le fameux chocolat Toblerone.

L’Association Patrimoine Militaire Brigade Frontière 3 (APMBF 3)
Hervé de Weck

Lorsqu’ils apprennent en 1995 que l’Armée – réforme oblige – abandonne 13’000 ouvrages fortifiés, quelques Jurassiens s’intéressent à l’avenir de ce patrimoine militaire. Dans le Jura historique, il y a alors quelque 200 ouvrages fortifiés, la plupart construits entre 1939 et 1945. Nombre d’entre eux ne sontils pas l’équivalent moderne de châteaux forts médiévaux, donc dignes d’être préservés ?

Les ouvrages ouverts au public sur le territoire de la République et Canton du Jura

Grâce à de nombreuses corvées, les ouvrages de l’Association et leurs abords – la végétation est toujours prête à reprendre ses droits – sont entretenus et, dans la mesure du possible, adaptés pour les visites. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres cantons, l’APMBF 3 ne reçoit aucune subvention, ni communale, ni cantonale. Elle vit des cotisations de sa centaine de membres, des visites, des apéritifs et des fondues proposées aux visiteurs. Ces recettes permettent de payer, entre autres, l’énergie des déshumidificateurs (environ 4000 francs par année), sans lesquels la corrosion provoquerait rapidement des dégâts irréparables.

Association des Ouvrages de Frinvillier
Claude Jeanbourquin

Le concept « Armée 95 » a entraîné l'abandon de près de 13'000 ouvrages militaires dans tout le pays. En renonçant à ses fortins, l'Armée a diminué ses coûts de fonctionnement mais, du même coup, elle a pris le risque de laisser disparaître les témoins d'une époque pénible de notre histoire.

Promenade à la position fortifiée de Tournedos
Francis Boillat

La guerre éclair, pratiquée par l'Armée allemande en Pologne en 1939 et en France en 1940, conduit la Suisse à mettre en oeuvre la stratégie du Réduit national. Mais il n'est pas question d'abandonner les frontières, ni le Jura, ni le Plateau sans livrer de vifs combats. Mal dotée en blindés (elle n'en possédait que 24 au début du conflit), l'Armée suisse doit se préparer à s'accrocher le plus longtemps possible à un terrain accidenté. Celui-ci comporte bien des points faibles, notamment où les routes franchissent cols et cluses. Le passage de Tournedos en est un, tout comme le col de Pierre Pertuis et la cluse de Ronchâtel – Frinvillier.

Un Espace muséal « troupes jurassiennes » à Saint-Imier
Hervé de Weck

Le Jura historique dispose de très bons musées, mais aucun ne présente au public l’histoire des troupes épiscopales, cantonales et fédérales de la région, depuis les milices médiévales jusqu’à la défense de l'époque de la Guerre froide, en passant par Napoléon et le Kulturkampf !  L’Espace muséal « Troupes jurassiennes » , heureusement, s’apprête à trouver place dans les murs du Musée de Saint-Imier, qui en profite pour repenser son exposition permanente. À cette occasion, la commune de Saint-Imier a fait l’acquisition de la totalité du bâtiment, propriété jusqu’alors de la Fondation Reine Berthe.

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